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Avant d’entrer….les bruits
Ceux, qu’ils ont entendus
Mémoires de disparus
Peinture qui réunie : le bruit, la peur, la vie,
Le lourd qui rend petit
La mort, qui réunit ceux qui comme moi, debout
Voient ce qu’ils n’ont pas vu.
Une mémoire d’autres temps,
Tableau géant hurlant :
« Tuer en mécanique
Silence de l’écrasé ! »
Pyramide des tués,
Tués, puis malmenés,
Comme chiffon
Comme papier,
Pendouilles et corps lâchés.
Humains métallicum contre humains en haillons
Humains incarcérés contre humains carcérant
Mordant, meuglant, cassant
Régnant en rage folle, pour calmer leurs dedans.
La bataille n’a pas lieu :
Juste un son décadent, comme foudre sur papillons
Le silence d’un cri
S’entend là comme vie, qui nous dit :
« Toi, petit, regarde cette horreur…
Ne commets pas l’erreur de frapper sur ta sœur,
Entends que la peur, sert à ceux qui ont peu »
Mon pas sourd, mes yeux comme vieux
Tirent ma mine en gris
Envie de pleurer, envie de prier…
Je me retrouve en vie comme après tsunami :
Rescapés pas un seul,
Il n’y a que linceuls
Prière saccadée au son de cette armée,
J’aimerai que ça cesse
J’aimerai voir en paix, ce cimetière Monumenté,
Mais eux, ont-ils eu paix ?